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Suspension de la dette : Un cadeau d’été emprisonné…

Après la litanie diplomatique du gouvernement, faisons une appréciation à sa juste valeur la décision du G20

A la place d’une demande d’annulation de la dette publique extérieure et d’un moratoire sur la dette privée extérieure, on obtient une suspension de 6 mois des versements d’annuités sur la dette publique bilatérale contractée auprès du G20. Pour rappel, le G20 regroupe quasiment les plus grands bailleurs de fonds y compris les USA, la Chine, les grands pays de l’UE, l’Inde et l’Arabie Saoudite.

Cette mesure soulage mais elle laisse le problème entier. Elle porte sur un pourcentage dérisoire de la dette. Plus de 80% de l’encours de notre dette publique est constitué de dette multilatérale, c’est à dire les concours de la Banque mondiale, de la Banque Africaine de développement, de la Banque islamique, etc.

Si on y ajoute la dette privée, vous comprendrez que la portion touchée est très minime

En plus, si une institution financière vous accorde une suspension de paiement le service n’est point gratuit.
il y aura un retour de bâton dès fin décembre parce que les montants à rembourser à nos créanciers du G20 vont augmenter du fait de l’effet de la capitalisation des intérêts et de la réduction de la durée pour le principal.

En conclusion les pays bénéficiaires de ce « cadeau d’été empoisonné » devront vraiment avoir le triomphe modeste et réfléchir sur des solutions endogènes et durables.

*Cadre au Pds

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